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Florilège
Olivier Baumont à Chambord - Les Plaisirs du Clavecin
 
 

Olivier Baumont à Chambord - Les Plaisirs du Clavecin
 

Classicagenda/Revue du spectacle/culturebox
Olivier Baumont offre ici un panorama de tout premier plan de ce que peut être la musique pour clavecin de Telemann. S’il fait référence à la gourmandise du compositeur dans sa musique de chambre, c’est surtout une impression de suprême élégance qui ressort de l’écoute de ce disque, à l’image de la statuette en porcelaine d’un petit marquis qui en illustre la couverture.




Concertonet.com/Novembre 2013
G.Ph Telemann
LES SPECTATEURS LOUENT LES INTERVENTIONS MUSICALES/FLORILEGE

« Magnifique Olivier Baumont ! »

« Superbe claveciniste !! »

« La présence d'Olivier Baumont nous a ravis »

« Acteurs excellents , texte drôle et splendide , clavecin d'Olivier Baumont très beau »

« une sublimation du texte avec la musique de Rameau »

« Cette pièce mérite d'être vue, surtout pour les interludes musicaux »

« Clavecin délicieux… soirée raffinée comme de la dentelle »

« Très bons acteurs. Super le clavecin ! Très rare »

« Le clavecin soutient parfaitement le texte. »

« les deux acteurs et le claveciniste sont des comédiens accomplis et le texte brillant »

« claveciniste excellent et expressif »

« comble de plaisir, la belle musique au clavecin »

« Le jeu des acteurs, l'exécution tout en charme et en finesse des pièces musicales m'ont "ravie" dans tous les sens du terme »

« une finesse toute musicale, dans un univers bouillonnant, poétique, et plein d'humeur et d'humour »

« un jeu d'acteurs extraordinairement jouissif, orchestré par des jeux de clavecin enchanteurs ! »

« Un musicien intégré subtilement au spectacle. Un grand moment de théâtre. »

« un très beau texte, une interprétation remarquable, un clavecin envoûtant.... une des meilleures pièces du moment! » 



"Le Neveu de Rameau" de Diderot au Théâtre du Ranelagh de 6/09 au 31/12 2013
avec Nicolas Vaude et Gabriel le Doze
Disque & Concert G.-P.Telemann (1681-1767), Œuvres pour clavier • Olivier Baumont, des 'heureuses contrées' à 'l'instant de grâce'. 4 Chocs de 2012

Né en 1681 à Magdebourg (Saxe), contemporain de Georg Friedrich Haendel et Jean Sébastien Bach, attaché aux autorités de Hambourg de 1721 à sa mort en 1767 (1), l'autodidacte Georg Philipp Telemann fut - si cette expression eut jamais un sens - un compositeur prolifique. Qu'on en juge ! Dans le domaine de la musique instrumentale, plus de six cents Suites pour orchestre, Symphonies, Concertos, Sonates, Duos, Trios, Quatuors, Sérénades, des pages pour clavecin et orgue... La musique vocale profane ou sacrée revendique pour sa part plus de quarante Opéras et de nombreux intermezzos, près de mille sept cents (!) Cantates d'église, quinze Messes, vingt-deux Psaumes, environ quarante Passions, six Oratorios... Et puis des Motets à huit voix, des Cantates profanes, des Odes, des Canons, des Chants. Mais n'oublions pas : la fameuse Tafelmusik - en trois productions -, la Wassermusik, les quatre Quatuors Parisiens...

Et encore les Œuvres pour clavier, lesquelles ne comptent pas moins d'une vingtaine d'opus connus - qu'ils soient à l'état de manuscrit, ou bien édités. De cette dernière catégorie - si nous mettons à part les les trois douzaines de Fantaisies (TWV 33:01-36), les six Ouvertures (TWV 32:05-10) et le Concerto en si mineur (TWV 32:A1) - nous ne pouvons assurément écrire qu'elle est la part du legs de Telemann la plus connue, ni la plus enregistrée, ni la plus jouée au concert. La survenue du présent CD, de marque Euromusic, consacré par Olivier Baumont (ci-dessous) à quelques-unes de ces partitions, n'en est que plus appréciée.

Olivier Baumont (ci-dessus), premier prix de clavecin et de musique de chambre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, où il enseigne, est à la tête d'une discographie relevée, particulièrement à l'égard de la musique française. Couperin et Rameau y côtoient ainsi Balbastre, Dandrieu, Daquin, Champion de Chambonnières, D'Anglebert, Le Roux... La voici désormais agrémentée d'un voyage en l'heureuse contrée des pièces pour clavier du Hambourgeois. L'image d'une heureuse contrée est bien la première qui vienne à l'esprit à l'écoute du présent recueil, illustrant à l'envi le goût que Telemann - grand Européen devant l'Éternel - entretenait pour la musique française et italienne. Ce choix en miroirs (2) n'est pas pour rien dans la réussite de l'entreprise. Ajoutons-y sans hésiter le recours à divers clavecins (deux italiens, deux français, alternés en fonction du style requis)... et même à un clavicorde ! Ces maints attraits, combinés au charisme reconnu de l'interprète, concourent à faire de cet album un enchantement.

Démonstration avec l'Ouverture en sol majeur, dans la forme et le style français, ou du Concerto en sol mineur, transcrite par J.-S. Bach pour le clavier, que Baumont nous livre de manière très fluide, dans toute leur (apparente) simplicité. 
Les richissimes Fantaisies proposées, deux hexagonales et quatre ultramontaines, sont elles aussi traitées avec une liberté, un naturel, une évidence... paraissant se jouer de la complexité de leur écriture (TWV 33:13 et TWV 33:34).

Inclure en conclusion de ce programme à la prise de son superlative, un choral de Johann Crüger (1598-1662), harmonisé par le grand Händel (Jesu meine Freude, HWV 480) pour honorer l'amitié profonde qui liait les deux musiciens - puis, lui faire succéder deux harmonisations éponymes (TWV 31:33 et TWV 31:34) est à nouveau une trouvaille bienvenue... même si le passage subit du clavecin italien au clavicorde peut laisser plus d'un auditeur a priori dubitatif. Le choix de de dernier instrument coule pourtant de source à l'écoute, conférant à ces trois Jesu meine Freude la fragrance adéquate. Propre à refermer ce captivant hommage à la versatilité de Telemann, elle se fait soudain vaporeuse, mais si justement bouquetée (3).

(1) Son successeur dans la cité hanséatique fut Carl Philipp Emanuel Bach (1714-1788), deuxième fils survivant de Johann Sebastian.

(2) À l'image, bien entendu, des Goûts Réunis (ou des Nations)... chefs d'œuvres de François Couperin "le Grand",  un musicien qu'Olivier Baumont a particulièrement défendu et illustré. Son enregistrement intégral - un coffret de 10 CD Warner - peut être acheté ICI.

(3) Il convient de louer le remarquable texte autographe d'Olivier Baumont inséré dans le recueil. Son titre "Une caisse de fleurs" fait allusion à un envoi de bulbes floraux (assortis d'une lettre en français) par Händel à l'adresse de Telemann. Autour de cette anecdote, à la source des Jesu meine Freude au clavicorde, l'artiste jardine une présentation de son travail, documentée et stylée - d'une pédagogie limpide à cent lieues de tant de notices absconses, ou faméliques. Il n'est pas jusqu'à la couverture du livret qui ne file la métaphore horticole ! C'est aussi pour des élégances de cet ordre, que le CD physique garde toute sa saveur.



Choc Enregistrement Appogiature Janvier 13
G.Ph Telemann
 Le 26 novembre 2012, au Théâtre Le Ranelagh de Paris, Olivier Baumont a choisi d'offrir un récital dérivé de ces affinités européennes - en l'occurrence, leur versant français. C'est en toute logique, par conséquent, que l'artiste a disposé, entre une ouverture (sol majeur) et deux Fantaisies (do mineur & do majeur) de Georg Philipp Telemann figurant dans le corpus ci-dessus, cinq Pièces de Jean-Henry d'Anglebert (1628-1691) et une Suite de Jean-Philippe Rameau (1683-1764).

Du premier, dont l'œuvre intégral a été enregistré par Christophe Rousset ou Scott Ross (ce dernier y ajoutant les Fugues pour orgue), Baumont sait faire ressortir l'exquise délicatesse. Ces Prélude, Allemande et autres, pas forcément d'une personnalité flagrante, requièrent, comme souvent dans l'école française, suffisamment de détachement vis à vis du texte, pour faire ressortir tout leur charme de camées. Mieux, leur élégance un peu grêle de porcelaines... ce qu'illustre à la perfection le visuel retenu pour le disque.

L'allure change de braquet avec Rameau, ne serait-ce que par l'ampleur de la Suite en la mineur qu'il écrivit à l'âge de vingt-trois ans. Dotée de huit mouvements très contrastés (Allemande et Sarabande étant doublées), parmi lesquels une Vénitienne (1), elle est assise sur une perfection harmonique et formelle semblant ouvrir toutes grandes les portes du siècle nouveau. Elle partage également son éloquente faconde avec la verve de Telemann... lequel n'est rien d'autre, à peu d'années près si l'on y songe, que le strict contemporain du Dijonnais !

Pour servir celui-ci comme celui-là, Baumont tire profit d'un clavecin dont les volumes parfaits, tout comme la sobriété de décor, s'intègrent à merveille aux riches boiseries du Ranelagh, tout en frises, bas-reliefs et médaillons : voilà pour l'élément visuel. Dès qu'intervient le composant sonore, une alchimie particulière opère entre ce cadre, aux touffeurs de bonbonnière, et le suc capiteux que l'artiste extrait de chaque touche, avec une habileté de sorcier vaudou.

Ceci est non seulement affaire de métier (transcendant), de goût, d'intelligence dans le choix des ornements - mais aussi, dans les deux acceptions, physique et psychologiques, de tact. Ceci, en public comme devant les micros, rejoint à la lettre les explications si joliment fournies par ailleurs (note 3 de l'article précédent) : "(...) agréments, mètres dansés, notes inégales et écriture luthée pour [l'influence de] la France". De la sorte resplendit Telemann : toute l'Ouverture TWV 32:13, où les incessants entrelacs dynamiques le disputent à un fruité tout à fait exceptionnel, naît autant d'un toucher sculptural, que d'un instrument hors pair.

Fidèle à sa seconde nature de pédagogue - espiègle de surcroît - Olivier Baumont ne se contente pas,  avec les deux Fantaisies, d'enfoncer le clou de la francité de Telemann : il a l'idée de rendre celle-ci plus chaleureuse, plus vivante et plus vraie, en concluant par les talents du comédien Nicolas Vaude - revêtu des atours du compositeur, qui se présenterait lui-même en quelques mots. Rien d'artificiel ni de rébarbatif, au contraire... Offrant un écho très baroque aux Tendrement ou Gayment de la musique - et quelle musique ! - ces courtes explications de bon aloi  forment avec elle un point de croix de nature à ravir l'assistance.

Telle osmose entre la plus rigoureuse investigation (adossée à un matériau d'autant plus exigeant que peu fréquenté), la plus accomplie des techniques, et le plus stimulant des dons de soi, cela porte un nom. Appelons-la l'instant de grâce.

(1) Le XVIII° siècle, s'il est le temps du déclin économique et social de la Sérénissime, est aussi celui de l'avènement de sa notoriété - à laquelle les védutistes (peintres de panoramas, vedute) Canaletto, Guardi et Bellotto contribueront de façon déterminante. Canaletto n'est que de quatorze ans le cadet de Rameau.



Choc Concert Appogiature Janvier 13
G.Ph Telemann
ENREGISTREMENT TELEMANN
Premiers extraits de presse/Novembre 2012

  « Compositeur encore mal considéré parce que trop prolixe, Telemann réserve pourtant de savoureux propos à qui prend la peine de l’écouter. Ce disque le prouve avec une rare pertinence par sa construction, le choix des instruments et, bien sûr, l’interprétation [...] Olivier Baumont trouve toujours le ton juste et le geste approprié. Le panache de l'ouverture, la malice des bourrées, la tendresse d'une aria d'un côté, les oppositions entre soliste et orchestre de l'autre, la lisibilité des seconds plans, donnent du relief à un portait de Telemann que colorent avec générosité les épisodes cursifs des fantaisies avant la prière intérieure des chorals. Telemann mérite décidément mieux que la moue avec laquelle il est encore trop souvent accueilli. » Classica

« Serait-ce la première fois qu'un récital balaie la production pour clavier de Telemann dans toute sa diversité - une ouverture, les nombreuses fantaisies en 3 ou 4 volets concis, des préludes de choral et un concerto transcrit de Bach - ? Pas impossible. Autre bonne idée d'Olivier Baumont, varier les clavecins et confier au clavicorde, instrument de l'intimité, la prière des trois Jesu Meine Freude; l'ouverture et le concerto profitent de la palette d'un généreux Goermans, et les fantaisies sont partagées entre 3 joyaux des collections Guillou/Dubuisson, deux clavecins italiens et un français XVIIè. Quel luxe! [...] » Diapason

« Magnifique concert de joie et de tendresse, d'énergie, entre goût italien et style français, pour ce quarantième plus ou moins, enregistrement d'Olivier Baumont. [...] Dans l'immense océan des compositions de Telemann qui est emporté par la vague liturgique, le clavier ne tient pas numériquement une grande place (un peu plus de 20 opus) mais sous les doigts et dans l'oreille d'Olivier Baumont, c'est du grand clavier. » Musicologie.org

 « Voilà une interprétation engagée, époustouflante, virtuose et élégante, d’une grande présence musicale, d'œuvres pour clavier de Telemann. Le clavecin dans tous ses états, mais aussi le plus rare clavicorde, comme on n’aurait osé le rêver ! Des pièces d’inspiration française et italienne, interprétées sur cinq clavecins différents et un clavicorde. Un pur régal » L’éducation Musicale

« Olivier Baumont avance sur des neiges peu foulées voire vierges avec la rigueur, l’intelligence et le perfection auxquelles il a habitué les mélomanes tout au long de sa dense discographie [...] Professeur de clavecin au CNSM, ce grand expert de baroque français (mais pas que...), claveciniste exigeant et élégant, est un grand spécialiste des XVIIe et XVIIIe siècles. Une passion qui n’en fait pas pour autant un nostalgique fleurant bon la naphtaline ou un artiste déconnecté de son temps. Grand cinéphile devant l’éternel, Baumont qui aime à dire que « la poussière n’est pas toujours là où l’on croit », avoue même un certain intérêt pour... le rap ! » Qobuz

« Ce CD est une merveille de bon goût : la pochette, le livret, la décoration, les instruments, la musique, l’interprétation, tout y est à l’image de ce personnage de porcelaine en costume de cour, fin, subtil, délicat, fragile, précieux, qui orne le digipack [...] Ce concert d’une heure coule avec une rapidité étonnante. L’humour, la grâce, la légèreté de Telemann sont magnifiquement servis par cet album séduisant. » On-mag

« Les œuvres présentées ici sont pour la plupart inconnues mais passionnantes. L’Ouverture en sol est magnifique et s’impose comme une véritable musique de cour. Le Concerto est une partition majeure, ici transcrite par Bach, aux accents brillants, festifs ou retenus comme l’élégant Adagio. Les Fantaisies qui suivent sont pétillantes, jubilatoires. Le Tendrement de la Fantaisie en do mineur est totalement élégiaque. Le Gayment de la Fantaisie en do majeur est sautillant, plein de fraicheur. Seuls peut-être les trois chorals interprétés sur clavicorde sont plus anecdotiques [...] l’intérêt musicologique s’impose ici. Olivier Baumont joue des instruments français ou italiens. Ses phrasés sont rigoureux, précis. Il faut enfin souligner l’élégante présentation de cet enregistrement lumineux. » Utmisol



Presse Enregistrement Telemann Novembre 12
 
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